Nous nous engageons pour l'éducation


L'éducation est considérée comme un élément important du développement des personnes, d'où le développement d'un droit à l'éducation. Un système éducatif performant est donc un avantage majeur. Inversement, être privé d'éducation sera considéré comme un lourd handicap pour une autonomie financière et une insertion professionnelle. Si l’éducation n’est pas systématiquement un facteur de réussite sociale, en revanche, le fait de n’avoir pas été scolarisé est un facteur de pauvreté.
Selon le rapport de la Banque Africaine de développement, dédié aux femmes du secteur agricole en Afrique, les femmes constituent près de la moitié de la main d’œuvre de l’agriculture, représentant 25% environ du Produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique (BAD, 2015). Ce secteur s’avère, selon le rapport de la BAD, ‘’le tout premier employeur des femmes, concentrant 62 % des femmes actives. En côte d’ivoire, les femmes qui représentent 67% de la main-d’œuvre du secteur agricole assurent 60 à 80% de la production alimentaire.

Les femmes mais aussi les jeunes connaissent des difficultés d’insertion professionnelle à cause des contingences structurelles et de faiblesses dans la satisfaction de la demande sociale de formation professionnelle estimée à 400 000 chaque année.
Le taux d’analphabétisme en Côte d’Ivoire, selon les statistiques de l’Unesco, est 51% et constitue un frein au développement humain durable. Et les femmes sont les plus concernées avec 60%, selon l’Unesco.
Les stratégies élaborées par le gouvernement pour réduire ce taux de 51 à 35% d’ici à 2020 sont :

  • L’amélioration de l’accès et du métier au sien de l’école formelle,
  • Développement de formes alternatives d’éducation pour les non scolarisés et les déscolarisés

Faits saillants /réponses institutionnelles : +

- L’autonomisation de la femme

  • L’adoption de la loi N°2016-886 du 08 novembre 2016 portant Constitution de la République de Côte d’Ivoire, qui ouvre le processus de révision des dispositions juridiques jugées discriminatoires dont sont victimes les femmes,
  • La tenue à Abidjan, en juin 2017, de la première édition du Forum Femme et développement (FOFED), à l'initiative de la Fondation African Women Initiatives (AWI). Ici encore, le thème portait sur les « Enjeux de l'autonomisation de la femme dans le développement communautaire en Côte d'Ivoire ».
  • La mise en place en 2012 du COCOFCI - Compendium des Compétences Féminines de Côte d'Ivoire qui vise à renforcer la visibilité, le leadership et la participation des femmes aux prise de décision et favoriser un réseautage entre les femmes.
  • la création du Fonds d’Appui aux Femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI) en 2012 qui a permis à plus de 125 000 femmes de bénéficier de financements pour leurs activités. Il y a également le Fonds Femme et Développement, le fonds spécial de 5 milliards de FCFA en faveur de l’entrepreneuriat féminin

- La formation professionnelle (les axes stratégiques de la reforme )
La Côte d’Ivoire s’est engagée dans une importante réforme du secteur Education/Formation, et spécifiquement dans le chantier de la réforme du système de l’Enseignement technique et de la Formation Professionnelle dont les axes stratégiques sont les suivants :

  • satisfaire la demande de formation technique et professionnelle
  • offrir des formations adaptées aux besoins de qualifications exprimés par le marché du travail
  • renforcer le partenariat Ecole-entreprise, tant au niveau des finalités, des objectifs que du contenu des formations
  • assurer les conditions d’une insertion durable des demandeurs d’emploi et des personnes en situation de précarité
  • mettre en place un mécanisme de certification des compétences, en concertation avec les milieux professionnels
  • promouvoir une gouvernance efficace et efficiente du système de formation professionnelle et technique, en privilégiant l’autonomie et la responsabilité des structures d’enseignement et de formation.

Sous axes d'intervention de la Fondation Orange Côte d’Ivoire +

  1. Autonomisation de la femme
    1. Les problèmes de l’autonomisation de la femme

      Une étude conjointe de l’Agence française de développement (AFD) et l'Ecole nationale supérieure de statistique et d'économie appliquée (ENSEA) a établi le taux de pauvreté en Côte d’Ivoire à 47% en 2017. Selon l’étude, la classe moyenne représente 27% des 23 millions d'Ivoiriens, soit 6 200 000 habitants. Cette portion de la population ivoirienne gagne, selon les baromètres fixés, 4 (3,39 euros) et 20 dollars (16,99 euros) par jour. Cela s’explique par la rupture entre les revenus des personnes vivant en ville et ceux des populations des zones rurales. Les femmes sont les plus touchées par la pauvreté. Ainsi, selon les données sur le développement humain (PNUD), seulement 5% de femmes ont accès à la propriété foncière en Côte d'Ivoire, alors qu'elles sont responsables de 75% de la production alimentaire de base. Seules 6% des jeunes filles accèdent à l'enseignement supérieur, 23% pour le secondaire. Seulement 27% des entreprises appartiennent aux femmes, alors qu'elles représentent 60% des travailleurs.
      Selon la ministre de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique, l’ambition de la Côte d’Ivoire est de relever le défi d’une lutte efficace contre l’analphabétisme en réduisant effectivement le taux d’analphabétisme dans des proportions raisonnables, le faisant passer de 51 % d’analphabètes à 35% en 2020.
      Il importe de noter que l’analphabétisme est l’une des principales cause des femmes à être autonomes.

      • La préoccupation majeure de la Fondation Orange

        « comment permettre aux femmes de prendre un rôle de premier plan dans tous les secteurs d’activités et surtout dans les chaînes de valeur agricoles, au niveau national ?

    2. Raisons d’agir

      Raison 1 : la pauvreté a connu un bond, passant de 10% dans les années 80-90, à 47% aujourd'hui.

      Raison 2 : L'autonomisation économique des femmes constitue une puissante arme de lutte contre les inégalités sociales

      Raison 3 : le rapport 2016 sur le développement humain en Afrique la Côte d'Ivoire est classée 172ème sur 174 nations. Ce qui la place au rang des pays moyens. En cause, les indicateurs très faibles du pays en ce qui concerne le genre et l'autonomisation de la femme.

    3. Objectifs opérationnels

      Spécifique : faciliter aux femmes une prise de rôle au premier plan dans les différents secteurs d’activités ;

      Mesurable : Atteindre un taux de 5% dans les secteurs d’activités où les femmes sont absentes et accroître le revenus des femmes de près de 50% dans la redistribution des gains au niveau agricole ;

      Atteignable : en s’appuyant sur la mobilisation des organisations professionnelles et d’ONG et OCB

      Réaliste : les rapports sectoriels et les rapports des institutions tels que l’Unesco, la BAD etc. donnent une ensemble de démarche et d’actions à mettre en œuvre.

      Temporel : d’ici les 5 prochaines années.

  2. Formation professionnelle
    1. Les problèmes de la formation professionnelle

      La construction d’un pays serait difficile si au préalable il n’y a pas de politique de formation professionnelle qui vise à mettre à la disposition du secteur productif, un stock approprié d’ouvriers qualifiés, de techniciens supérieurs et d’ingénieurs, tant quantitativement que qualitativement à travers une variété de compétences et de qualifications.

      • La situation au niveau national

        Le dispositif d’enseignement technique et de formation professionnelle, composé de :

      • 59 établissements publics de formation, dont trois (3) Lycées Techniques (L.T) ; dix (10) Lycées Professionnels (L.P); onze (11) Centres de Perfectionnement aux Métiers (C.P.M); trente-cinq (35) Centres de Formation Professionnelle (C.F.P).
      • 13 structures d’intervention en milieu rural composées de dix (10) Unités Mobiles (UM) : pour les formations qualifiantes et trois (3) Ateliers d’Application et de Production (AAP) : pour le perfectionnement des artisans et l’appui logistique aux jeunes diplômés du système pour la réalisation de leurs travaux.
      • 333 établissements et cabinets privés de formation agréés par l’Etat inégalement réparties sur l’ensemble du territoire.

        En dépit des efforts importants consentis par le gouvernement ivoirien et ses partenaires, la demande cumulée situe le niveau à environ 400 000 par an, soit un taux de satisfaction de cette demande sociale de moins de 17%.

      • La préoccupation majeure de la Fondation Orange.

        « l’intégration socio professionnelle des déscolarisés et des non scolarisés » demeure la préoccupation de la Fondation Orange.

    2. Raisons d’agir :

      Malgré ces acquis, l’Etat de Côte d’Ivoire rencontre des difficultés pour satisfaire la demande sociale de formation de la part des jeunes sans emploi et d’adultes en projet d’évolution professionnelle. Une évaluation de cette demande cumulée situe le niveau à environ 400 000 par an, soit un taux de satisfaction de cette demande sociale de moins de 17%.


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